14 novembre 2007

Compte rendu de l'atelier environnement du 29/09/2007

L’environnement est l’affaire de tous et pour sauver la planète tout le monde est prêt à agir.

Nous devons considérer que cette question, concerne de près ou de loin tous les aspects d‘un programme politique car elle induit une certaine conception de la ville que nous voulons.

L’environnement, travaillé de façon transversale, intègre les thématiques essentielles du :

-         logement

-         travail

-         transport   

Il faut prendre en compte les marges de manœuvres municipales et donc séparer les actions pour l’environnement et le développement durable, des micro actions.

4 axes principaux ont été retenus :

  • les conditions de déplacement dans la ville
  • les aménagements/les espaces publics
  • l’habitat
  • l’information/la sensibilisation
Les conditions de déplacement dans la ville :

En vélo : Place du vélo dans notre ville et la fonction de ce mode de déplacement : mode de déplacement, vie quotidienne, loisir, parkings.
Couloirs pour les vélos, poursuite du développement des pistes cyclables, création d’un vélip ?
A pied : création du pédibus sur deux école de la ville en mai 2007. Développement et généralisation aux écoles ? Inciter les gens à se déplacer à pied.
En bus : navettes pour les entreprises qui sont loin des gares RER mais aussi pour les personnes qui sont excentrées.

Comment lier : l’accessibilité aux services et infrastructures avec l’écologie ?

Les aménagements/les espaces publics : 

Améliorer le cadre de vie en plaçant des bancs, des bacs à fleurs.

Prise en compte de la question paysagère : création d’un parcours santé, être clair sur la question des lignes à haute tension.

Ville assez étirée marquée par des infrastructures nationale et régionale. La question du franchissement de  ces obstacles dans notre ville, se pose. Comment améliorer ces lieux de passages ?

Question du parking à traiter.

Répondre à cette affirmation (qui n’est pas pour autant vraie) que tout ce qui est sur le plateau est beau et le reste de la ville, moins bien.

L’habitat :

Isolation des logements. Cahier des charges pour les nouveaux quartiers.

Nouvelles constructions HQE, réhabilitation de l’ancien.

Information/sensibilisation :

On ne part pas de rien. Beaucoup de choses ont été faites durant le mandat. Il s’agit maintenant de rendre lisible ce qui a été réalisé ainsi que de faire du lien entre les différentes actions.

Cela passe en premier lieu par dire ce qui est en mesure d’être fait ou pas, seul ou avec des partenaires.

Sensibiliser (par des campagnes d’affichage) les habitants et leurs enfants  sur un certains nombres de questions ciblées telles que :

-         à quoi sert le tri sélectif ?

-         utilisation des ampoules basse tension…

Mettre en place un travail avec les écoles, collèges et lycées de la ville sur ces questions.

Les différents services de la mairie doivent être en mesure de répondre à un certain nombre de questions que se pose la population.

Compte rendu de l'atelier Education Jeunesse du 29/09/2007

1/ Introduction - Le rôle de la Municipalité

Elle doit coordonner l’ensemble des acteurs publics qui prennent en charge à un moment donné la vie de l’enfant avec le souci constant d’assurer la cohérence et la continuité des interventions. Son objectif est de réduire au maximum les inégalités sociales entre les jeunes.

2/ Les besoins des jeunes de Palaiseau

Cinq grands besoins se sont dégagés de la discussion :

a/ Musique/Arts plastiques

Offrir une large palette d’activités qui visent à développer les talents et à assurer l’épanouissement des individus. Faire en sorte que les activités initiées à l’école soient poursuivies à l’extérieur. Mieux intervenir dans le secondaire.

b/ Soutien scolaire

Face aux difficultés récurrentes de certains jeunes, rencontrées au cours de leur scolarité, il y a nécessité d’offrir une véritable aide scolaire. En lien avec l’Eduction nationale, ce soutien doit commencer dès la petite enfance (en maternelle par le développement du vocabulaire des très jeunes enfants) pour se poursuivre jusqu’au collège. Il s’agit d’un véritable soutien scolaire et non d’une aide aux devoirs. La municipalité devrait assurer une véritable coordination entre tous les partenaires (école/parents/associations) pour diagnostiquer l’aide nécessaire à l’enfant et en assurer la continuité (Projet du Contrat Educatif Local). La municipalité pourrait aussi financer deux études spécialement destinées au soutien avec l’accord des  familles, assurées par des enseignants et dont les enfants seraient choisis par l’équipe enseignante après étude des difficultés.

La coordination entre les acteurs doit renforcer l’efficacité de l’intervention pour les jeunes.

c/ Valoriser l’environnement scientifique

Tous les jeunes de Palaiseau doivent bénéficier de l’environnement scientifique de la ville. Au-delà de l’intérêt personnel pour les sciences, il y a un véritable enjeu de formation pour l’avenir de l’économie française. Deux pistes sont à travailler :

- Organiser des rencontres régulières entre tous les jeunes de Palaiseau et les entreprises et laboratoires présents sur le territoire de la CAPS. Ce serait l’occasion d’une initiation aux recherches, aux applications et aux métiers scientifiques et attenants. Chaque classe pourrait avoir un projet et un programme de visites.

- En partenariat avec l’Education nationale, tous les établissement scolaires devraient développer leur offre scientifique toujours en lien avec entreprises et laboratoires environnants : options thématiques, heures scientifiques, initiation à la démarche scientifique, expérimentation. Il faut chercher à faire des établissements scolaires de la ville des lieux d’excellences scientifiques qui donneront des atouts majeurs à nos jeunes sur le marché du travail.

d/ Lutte contre l’obésité 

20% des jeunes en France sont concernés par l’obésité. 1 jeune sur 3 est en surpoids. Le nombre d’enfants obèses augmente de 2% par an. Là aussi, la municipalité doit faire de l’éducation à l’hygiène alimentaire et corporelle un priorité en initiant et en coordonnant les actions des différents acteurs potentiels (familles, écoles, diététiciennes, médecine publique, entreprise Danone…) : formation auprès des familles, projet dans les écoles, gestion des offres alimentaires en cantines et  l’école (problème des goûters), exposition, pédibus…

e/ Informatique 

            La fracture numérique est double :

-         une partie de la population n’est pas équipée pour accéder à la toile.

-         Dans certaines familles, l’outil informatique et l’utilisation d’internet renforcent la ghettoïsation culturelle et jouent un rôle dans l’échec scolaire.

Il est donc nécessaire de trouver les formes que devraient prendre une formation des jeunes et des parents. En ce sens, l’équipement des écoles doit se poursuivre dans les meilleurs délais malgré son coût élevé. Il faudra réfléchir sur le type d’équipement nécessaire (S’appuyer sur l’expérience de l’école Tailhan).

Pour tous ces domaines, nous devons trouver tous les moyens pour toucher les familles qui en ont le plus besoin et qui n’y accèdent pas à ce jour pour de nombreuses raisons.

Nous devons mieux informer en adaptant nos outils de communication aux différents milieux visés (le rapport à l’écrit n’est pas partout le même, d’où une info qui devrait passer oralement par des personnes relais…). La proximité des offres est essentielle pour permettre à toutes les populations d’y accéder même en cas de carence de transport personnel. Il y a lieu également d’assurer encore une fois la cohérence et la continuité de ce qui est fait par un vrai partenariat entre tous les acteurs.

S’agissant du coût financier, si la municipalité est amenée à développer de nouveaux services, elle doit aussi jouer un rôle de coordinatrice entre familles, institutions et associations pour rendre les dispositifs plus efficaces auprès des jeunes ce qui n’entraîne pas forcément un investissement financier supplémentaire. Toute notre action ne doit pas viser à nous substituer à ce qui existe déjà mais à l’optimiser.

3/ Le point « jeunesse » a fait l’objet d’une plus courte discussion faute de temps

Un premier constat s’impose : malgré de nombreuses initiatives et offres de la municipalité, beaucoup de jeunes de la ville se plaignent qu’il n’y ait pas grand-chose pour eux. Plusieurs offres culturelles sont faites aux jeunes mais sont peu connues, peu utilisées et souvent peu accessibles.

Il y a donc une vraie carence dans la communication entre la mairie et la jeunesse. Les supports de communication choisis doivent être adaptés aux jeunes. C’est une réflexion prioritaire à mener.

Plusieurs propositions ont été faites :

- Aider les jeunes à monter leurs projets, à déterminer leurs besoins et à trouver les ressources sur la ville. Souvent, ils ont des idées mais se découragent ne sachant pas bien comment les mettre en œuvre.

- La ville doit s’engager dans l’accès à la première expérience professionnelle. Constatant que les entreprises hésitent souvent à recruter des jeunes sans référence, la municipalité pourrait jouer un rôle de caution « morale » : les jobs d’été proposés aux jeunes de Palaiseau pourraient faire l’objet d’une rapport professionnel qui valoriserait les jeunes dans leur recherche d’emploi. Une aide à la rédaction de CV doit être proposée. Par ailleurs, la ville ne pouvant pas recruter tous les jeunes de Palaiseau, elle pourrait créer un réseau d’entreprises de la ville et du plateau qui accepteraient d’offrir des emplois tremplins qui seraient autant d’expériences professionnelles à faire valoir par les jeunes dans leur contact avec d’autres entreprises, le tout sous l’autorité de la municipalité.

- Développer le logement pour les jeunes : logement étudiant, foyer jeunes travailleurs et habitats en colocation.

- Développer les lieux de convivialité dans les quartiers.

- Faire un travail d’éducation à la sexualité (avortement/contraception) et lutter contre les discriminations sexistes.

- Aide à la parentalité. Permettre aux familles qui en ont besoin de pouvoir parler des difficultés à éduquer leurs enfants (dans tous ses aspects) et de trouver des réponses. Sans culpabilisation. Réunions de proximité initiées par des personnes relais et de confiance sur le quartier avec l’aide des institutions concernées (santé, éducation, …), publication de courtes brochures…

- Entamer rapidement une vraie réflexion sur la tranche d’âge 11/13 ans dont les comportements ont grandement changé ses dernières années.

Compte rendu de l'atelier social du 29/09/2007

Social

Logement :


Le PLU répond efficacement à la question, mais il faut que dans la mise en application, on laisse une place assez importante aux logements très sociaux.

 

 

Aujourd'hui, quand on ne passe pas par des associations, c'est difficile d'avoir accès au logement. comment la mairie peut elle y remédier ? Peut être avec un interlocuteur unique ?

 

Lorsque l'on s'adresse aux acteurs sociaux, on est obligé de faire face à une multitudes d'interlocuteurs sans qu'il y ait croisement d'information. Il faudrait redéfinir les rôles de chacun, avec, pourquoi pas, un pilote qui suivrait un cas à la fois.

 

Par ailleurs, les classes moyennes restent dans les logements sociaux. Il y a un problème a régler avec les bailleurs privés.

 

Il faudrait institutionnaliser une table ronde de tous les acteurs sociaux liés au logement : département, ville, associations...
Créer le Conseil Local de l'Habitat.

 

L'état des logements sociaux n'est pas bon ( odeurs dans les escaliers, c'est sale, tagué...). Il y a un manque de syndicat de copropriété ou d'amicale de locataire. On pourrait s'appuyer sur les maisons de quartiers pour aider les gens à recréer du lien social.

 

Un GUP (gestion urbaine de proximité) pourrait être instaurée à Palaiseau, pour améliorer le lien social en "pied d'immeuble".

 Il faudrait que la signalisation de la Maison des Solidarités soit améliorée, et que l'on y instaure une sorte d'accueil unique, pour ainsi éviter qu'une personne en difficulté ne doivent répéter indéfiniment son histoire à beaucoup plus de personnes que nécessaire.

Vie associative :

 

La création d'une "Maison des Associations" a été évoquée. Cela permettrait de nouveaux échanges entre les associations (en ce moment, cela est quasi inexistant) et ainsi d'améliorer la qualité et l'action des associations. La "Maison des Associations" pourrait aussi être un lieu de médiation (style Tempo à Evry).

 

Il faudrait favoriser des passerelles entre le monde associatif et le privé ou le public (SNL avec les bailleurs, entreprise d'insertion avec le monde économique et etc...)

 

Par ailleurs, les missions des conseils de quartiers et du centre social ne sont plus claires, il faudrait les redéfinir.

Prévention, Santé, Handicap :

 

La discussion c'est tournée surtout sur le handicap, la ville a signée la charte sur le handicap, mais la population n'en ressent pas les bienfaits. Il ne faut pas forcément de "service handicap" mais plutôt un "point handicap" dans chaque service et ainsi améliorer la vie des personnes en situation de handicap à tous les niveaux dans la ville.

Crèche :

 

 Il ne faut pas délaisser les personnes qui n'ont pas obtenu de place en crèche. Il faut les accompagner dans leur recherche, qu'ils ne pensent pas que la ville ne les aide pas. Il faudrait créer un relais d'assistante maternelle.

Conclusion :

 

Il faut arriver à ce que la ville valorise tout ce qui est lien social, accompagnement et etc, sans s'encrer dans l'assistanat pour que les gens puissent accéder à leur droit.