01 décembre 2007
Le pouvoir d'achat la vérité !
Le pouvoir d’achat, il ne faut plus en parler, il faut l’augmenter !
1. Pouvoir d’achat : une baisse incontestable sur fond de hausse des inégalités a) Un baromètre officiel trompeurSelon l’INSEE, l’évolution du pouvoir d’achat est positive :
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| 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |
| Évolution du pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages[1] | 3,2 | 3,4 | 3,4 | 3,6 | 1,0 | 2,2 | 1,1 | 2,3 | 2,8[2] | 2,52 |
| Évolution du pouvoir d'achat par personne | 2,7 | 2,7 | 2,7 | 2,8 | 0,2 | 1,9 | 1,1 | 1,7 | -[3] | -3 |
| Évolution pouvoir d'achat par ménage | 2,0 | 2,1 | 2,1 | 2,3 | -0,4 | 1,3 | 0,2 | 0,8 | -3 | -3 |
b) Une baisse palpable du pouvoir d’achat
Depuis ce ralentissement, la hausse du pouvoir d’achat n’est plus perceptible par les Français, et notamment les retraités, les ouvriers et les salariés.
Une série ininterrompue d’études d’opinion atteste de ce sentiment. Un récent sondage[4] indique que « les salariés sont de plus en plus préoccupés par le pouvoir d’achat, et les chefs d’entreprise pessimistes sur la possibilité d’augmenter les salaires ».
Le pouvoir d’achat est désormais la priorité des Français. 51% d’entre eux indiquent être préoccupés avant tout par leur niveau de salaire : jamais cette préoccupation n’avait été aussi élevée depuis 1996. La crainte à l’égard de l’évolution de leur pouvoir d’achat se traduit également par la forte progression du pessimisme concernant leurs perspectives d’évolution de niveau de vie : 44% des salariés estiment que le niveau de leurs revenus et le pouvoir d’achat de leur foyer va diminuer dans les mois qui viennent, soit 23 points de plus qu’en juillet dernier. Un salarié sur cinq (21%) considère même que son pouvoir d’achat va « nettement » baisser.
c) Une baisse profondément inégalitaire qui frappe d’abord les classes moyennes et populairesD’autres indicateurs existent et témoignent de cette différence d’appréciation, comme l’indicateur du BIPE du pouvoir d’achat qui avait calculé une hausse de 0,6% du pouvoir d’achat pour l’ensemble des ménages en 2006, quand l’INSEE le fixait à 2,3%. Leur méthode prend simplement mieux en compte le fait que les ménages français sont toujours pénalisés par l’évolution plus rapide depuis 2003 de leurs charges contraintes (notamment les remboursements liées au logement,...) que de leurs revenus. Dans le budget des ménages, le poids des dépenses dites contraintes – celles sur lesquelles on n'a guère de prise à court terme, comme le logement (loyers, charges), les assurances, les remboursements des crédits ou encore les impôts et autres contributions sociales (CSG et CRDS) – n'a cessé d'augmenter. Il est passé de 22 % à 45 % du budget familial entre 1960 et 2006. La situation est pire pour les ménages modestes pour qui ce type de charges absorbent les trois quarts du revenu disponible.
Si l’INSEE ne modifie pas ses indicateurs, elle publie tout de même des études qui valident à 100% cet état de fait. Une étude intitulée « Indices des prix selon le revenu du ménage 1996 - 2006 » démontre que la structure de consommation diffère selon les revenus et donc que l’inflation est supérieure ou égale à la moyenne pour 80% de Français et inférieure pour les 10% les plus aisés.
Les dépenses de consommation sont très différentes selon le type de foyer auquel on appartient, avec des niveaux d’inflation différents. De même, le poids et l’évolution des charges contraintes sont très disparates selon que le ménage est propriétaire, locataire ou accédant à la propriété, et enfin les évolutions de revenus diffèrent suivant l’activité (actif, inactif, retraité), le nombre d’enfants,...
C’est pourquoi de nombreux ménages ont connu des baisses de leur pouvoir d’achat effectif alors que les chiffres nationaux annoncent une hausse. C’est le cas par exemple des retraités en 2006 en raison de la faible croissance des revenus de leur patrimoine et de leur retraite.
2. Baisse du pouvoir d’achat : le pire est à venir
Depuis la rentrée, que les Français ont compris qu’il ne bénéficieront pas des 15 milliards d’euros du paquet fiscal. La perte de confiance est donc générale (perspectives économiques, climat social, …) et les français sont inquiets au sujet de la situation du pouvoir d’achat : 85 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat se dégrade. Elle est engendrée par le fossé qui sépare la politique menée par le gouvernement des attentes des Français, puisqu’il délaisse totalement les trois premières priorités des Français.
a) Des promesses non tenues,….Il est utile de rappeler quels étaient les engagements du Président de la République, tels qu’inscrits dans son projet :
- Salaire : « Travailler plus pour gagner plus, (…), cela signifie un gain de 17% sur sa feuille de paye pour le salarié au SMIC ».
- Logement : « il faut faire baisser les prix »
- Prix : « l’euro à fait augmenter les prix, je ferai en sorte que l’euro devienne un outil de croissance »
- Retraites : « J’augmenterai de 25% la minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux ».
- Impôts : « je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser »
Les frustrations sont d’autant plus exacerbées que le paquet fiscal a favorisé les plus aisés :
- les grandes fortunes : le bouclier fiscal a permis le remboursement 270 millions d’euros aux 1.000 contribuables les plus riches (15,5 millions d’euros de patrimoine), soit un gain de 270.000 euros par personne et par an ;
- les riches héritiers : la suppression de la quasi-totalité des droits de succession ne profite qu’aux 5% les plus riches. Un couple avec deux enfants ne bénéficiera d’une baisse d’impôt que si son patrimoine dépasse 600.000 euros. Les héritiers d’un couple dont la fortune s’élève à 1,5 million d’euros bénéficient ainsi d’un cadeau fiscal de 72.000 euros.
b) … qui préparent des lendemains difficiles
Santé : 85% des Français se verront taxer de 50 euros par an. À partir du 1er janvier 2008, les assurés (à l’exception des assurés qui bénéficient de la couverture maladie universelle, des femmes enceintes et des enfants mineurs) devront payer les franchises médicales pour financer les actes de dépenses de santé pour 50 centimes d’euros sur les médicaments et les actes paramédicaux, 2 euros sur les transports en ambulance ou en taxi, le cumul des franchises médicales étant plafonné à 50 euros par an.
Essence : le prix du litre d’essence (SP95) est en hausse de 15 % depuis le début de l’année, ce qui représente un surcoût de 130 euros par an. Depuis la mi-2002, le prix de l’essence est en hausse de 35%. Sachant qu’un Français dépense en moyenne 900 euros par an en carburant (selon l’«Automobile club »), cela représente une perte de pouvoir d’achat de 300 euros par an. La flambée des prix de l'énergie alourdit le coût du chauffage et coût des déplacements domicile-travail, au grand détriment du monde rural où les trajets en voiture sont plus fréquents et portent sur des distances souvent longues. La responsabilité de la majorité est ici très lourde puisqu’elle a supprimé la TIPP flottante qui permettait d’amortir pour les consommateurs la hausse des cours du pétrole en abaissant les taxes.
Logement : la hausse des prix actuellement constatée (3%) est identique à celle des cinq dernières années. Les conséquences pour le pouvoir d’achat risquent d’être analogues. Par exemple, un personne seule au SMIC dépense 150 euros de plus chaque mois pour se loger qu’en 2002. Pour un couple avec deux enfants, la facture grimpe de 380 euros en moyenne, soit une hausse du taux d’effort de 20% (dans les deux cas).
Redevance télé : 780.000 personnes âgées modestes paieront désormais 116 euros par an de redevance télévisuelle dont elles étaient exonérées jusqu’ici. Gilles Carrez, rapporteur général UMP du budget a indiqué que « Les personnes âgées modestes de plus de 65 ans paieront désormais la redevance », l’objectif étant de « récupérer 40 à 60 millions d'euros ». Cette ponction représente à elle seule une baisse de pouvoir d’achat de 1% pour les retraitées, dont la retraite moyenne est de 1.000 euros par mois (1.500 pour un homme).
Produits de première nécessité : la hausse des prix agricoles a fait grimper les prix du pain (+8%) en septembre et devrait tirer à la hausse les prix des produits laitiers (+ 40 % constatés pour les prix de gros) et de certaines viandes (volailles notamment, car élevées essentiellement avec des céréales). Aujourd’hui, selon « Familles rurales », consommer 400 grammes de fruits et de légumes par personne et par jour, soit le niveau recommandé par l'Organisation mondiale de la santé - représente un budget mensuel de 57 euros pour un couple et de 115 euros pour une famille avec deux enfants de plus de 10 ans. Soit entre 5 % et 12 % du Smic. Le projet de loi sur la consommation ne contient aucune mesure sérieuse pour enrayer ces hausses.
Salaires : ils n’augmentent pas, bien au contraire. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les 2,5 millions de salariés au SMIC (près d’un salarié sur cinq) ont été privés de coup de pouce. Le Smic a ainsi vu son augmentation cantonnée à 2,1% au 1er juillet, pour atteindre 8,44 € brut de l'heure. Cette revalorisation correspond à l'augmentation légale (l'inflation plus la moitié de la hausse du salaire horaire). La hausse du salaire moyen (Indice du salaire mensuel de base de l’ensemble des salariés ou SMB) a même chuté d’un tiers depuis le début de l’année. Selon une étude de la DARES (« Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre au 3ème trimestre 2007 », n°47.2 de novembre 2007), elle est passée de +0,9% au premier trimestre à +0,7 au troisième trimestre.
Seul un tiers des salariés pourra bénéficier de la détaxation des heures supplémentaires mise en place par le gouvernement avec le « paquet fiscal ». Les cadres au forfait-jours ou les salariés dont le temps de travail est annualisé sont totalement exclus du dispositif. Les salariés ne choisiront pas leur temps de travail, seuls les employeurs pouvant en décider, et la principale conséquence sera une intensification et une dégradation des conditions de travail de nombreux salariés. Cette mesure contribuera à asphyxier les régimes de protection sociale, employeurs et salariés étant expressément incités à sous-déclarer le temps réel de travail. Et elle jouera pleinement contre l’emploi, les employeurs étant financièrement incités à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à embaucher.
Retraites : le minimum vieillesse et les petites retraites n’ont fait l’objet d’aucune hausse.
Justice : Après l'impôt sur les malades, le gouvernement crée une taxe sur les victimes. La Garde des Sceaux a annoncé la création après les élections municipales d’une franchise sur l’aide juridictionnelle. Cette taxe crée de fait une justice à deux vitesses, privant les classes populaires de l’accès à la justice (le plafond pour bénéficier de l'aide juridictionnelle totale est de 874 euros de revenus mensuels, et de 1.311 euros pour bénéficier de l'aide juridictionnelle partielle). Cette décision s’inspire d’un rapport publié le 9 octobre par un sénateur UMP qui propose la mise en place d’un « ticket modérateur justice ». Ce dispositif inspiré des franchises médicales laissera à la charge du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle une part de la dépense de justice liée à son affaire.
c) Avec les socialistes, 10 propositions pour le pouvoir d’achat
La baisse du pouvoir d’achat favorise la hausse des inégalités. Ainsi, au cours des 10 dernières années, les 3.500 foyers les plus riches de France ont vu leur revenu réel augmenter de 42,6 %, tandis que 90 % des foyers fiscaux devaient se contenter d'une hausse de 4,6 %. Pour changer la donne, il faut agir.
· Augmenter les salaires !
La droite a supprimé l’obligation d’augmenter les salaires pour bénéficier de baisses de cotisations. Le Parti Socialiste exige la réunion d’un conférence sur le pouvoir d’achat de tous les salariés (privé et public) qui devra en fixer les modalités. Pour aider à la négociation, il faut de nouveau conditionner les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises à la conclusion d’accords salariaux. C’est pourquoi le Parti socialiste propose de :- Réunir une conférence sur les salaires pour augmenter le SMIC et les rémunérations, en liant l’exonération des cotisations sociales pour les entreprises à l’augmentation des salaires ;
- Mettre en place un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique ;
- Revaloriser immédiatement de 5 % les petites retraites ;
· Baisser les prix des produits alimentaires
Les consommateurs ne bénéficient pas des réductions accordées par les producteurs à la grande distribution. Le Parti socialiste propose de modifier la loi en vigueur pour que les marges soient obligatoirement transparentes et répercutées dans le prix. C’est pourquoi le Parti socialiste propose de :
- Répercuter les marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs en faveur des consommateurs
- Adopter une incitation fiscale pour faire baisser les prix des produits de première nécessité (céréales, produits laitiers, fruits et légumes).
· Diminuer le coût du logement
Se loger devient chaque jour plus difficile. Des centaines de milliers de Français n’y parviennent plus, quand bien même ils travaillent. C’est pourquoi le Parti socialiste propose de :- Encadrer la hausse des loyers pour l’année 2008, en les indexant sur le seul coût de la vie ;
- Créer un service public de la caution pour faciliter l’accès au logement ;
- Respecter la loi obligeant les communes à créer 20 % de logements sociaux
La première mesure permettrait de diviser par deux la hausse et redonnait immédiatement du pouvoir d’achat à des millions de Français. La seconde permettrait à la fois d’assurer les propriétaires contre les impayés de loyer et aux foyers en situation de précarité ou d'instabilité d’accéder au logement.
· Maîtriser le prix de l’énergieLa hausse du prix du pétrole n’est pas un accident conjoncturel, mais un phénomène durable. La gauche avait créé un mécanisme qui baissait automatiquement les taxes pesant sur le pétrole en cas de hausse des cours (« TIPP flottante »). La droite l’a supprimé en 2003. Il faut le réactiver et l’État doit prendre ses responsabilités pour préserver les Français qui paient plus cher le transport et le chauffage. C’est pourquoi le Parti Socialiste propose de :
- Baisser les taxes sur l’essence ;
- Généraliser le « chèque transport », pour aider les salariés dans leurs déplacements (financé par un prélèvement sur les super-profits des compagnies pétrolières).
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14 novembre 2007
Palaiseau Socialiste Novembre 2007
Dans ce nouveau numéro du Palaiseau Socialiste :
- Lancement de la campagne de Claire Robillard, CANDIDATE DES SOCIALISTES AUX ÉLECTIONS CANTONALES DE MARS 2008.
- Le programme des socialistes pour l'avenir de l'Essone
- Un rappel chiffré de l'action du Conseil Général pour Palaiseau
- Et toujours les brèves qui en disent long sur la situation politique palaisienne...
Vous trouverez votre journal ici : Pal Soc Nov 2007 PELLICAM.pdf
13:18 Publié dans Palaiseau Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CANDIDATE, SOCIALISTES, ÉLECTIONS CANTONALES, MARS 2008, Claire Robillard, Parti socialiste, Canton Palaiseau Igny
Réforme des retraites
On peut s’interroger sur les motivations profondes du chef de l’état quant à ce dossier complexe qu’il désire voir réglé en si peu de temps alors que de l’avis de tous la consultation et le dialogue doivent présider à son ouverture et son règlement.
Le système par répartition est menacé certes par le vieillissement de la population mais surtout par la baisse du nombre d’actifs au travail due au chômage de masse. Il n’en reste pas moins juste que le système de retraite français doit rester fonder sur la solidarité entre les générations.
Ce système par répartition relève d’un choix de société. Financé par les actifs, sa force est d’aider tous les régimes et d’assurer la solidarité. Il n’existe pas d’autre système en mesure de mieux protéger contre les aléas de la vie.
Laisser croire que la capitalisation constitue une meilleure réponse est un mensonge. Une telle solution assure le désengagement de l’Etat. Miser sur les fonds de pension et l’épargne privé n’assurera pas forcement une retraite minimale. Qui peut se prévaloir de garantir pour 30 ou 40 ans ces placements sur le marché après la crise financière et boursière que nous venons de traverser ?
La droite n’a eu de cesse de casser la retraite par répartition en attaquant dans le sens d’une baisse des pensions :
-1993 réforme Balladur : calcul sur les 25 meilleures années et non plus sur les 10 meilleures
- 2003 réforme Fillon : les pensions ne sont plus indexées sur les prix mais sur l’évolution générale des salaires et l’âge de départ à la retraite est repoussé à 65 ans ! Peu nombreux seront ceux et celles qui attendront cet âge pour avoir une retraite complète. Par contre, en partant à 60 ans, les salariés auront une retraite amputée et insuffisante. Ce qui constitue bien une incitation à chercher une solution individuelle au problème en s’engageant dans la capitalisation privée et les fonds de pension. Le tour est joué !
- 2009 augmentation des annuités (loi Fillon de 2003)
- Aujourd’hui le gouvernement veut jouer sur la durée de cotisation… et réformer les régimes spéciaux.
Mais qui croit encore que cette réforme supplémentaire réglera le problème ? Tout le monde sait que les régimes spéciaux ne représentent que 4,5% du total des retraites.
Des solutions existent, les socialistes ont des propositions :
- La réduction du chômage des jeunes et un engagement fort en faveur de l’emploi des seniors contribueront à réalimenter en cotisations les caisses,
- L’augmentation des recettes passera par une sollicitation des revenus financiers,
- Enfin il faut agir pour l’amélioration des pensions de reversion et pour une plus grande égalité entre hommes est femmes.
13:14 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Retraites, régime spéciaux, grève, gouvernement, droite, parti socialiste, Palaiseau
Compte rendu de l'atelier environnement du 29/09/2007
L’environnement est l’affaire de tous et pour sauver la planète tout le monde est prêt à agir.
Nous devons considérer que cette question, concerne de près ou de loin tous les aspects d‘un programme politique car elle induit une certaine conception de la ville que nous voulons.
L’environnement, travaillé de façon transversale, intègre les thématiques essentielles du :
- logement
- travail
- transport
Il faut prendre en compte les marges de manœuvres municipales et donc séparer les actions pour l’environnement et le développement durable, des micro actions.
4 axes principaux ont été retenus :
- les conditions de déplacement dans la ville
- les aménagements/les espaces publics
- l’habitat
- l’information/la sensibilisation
En vélo : Place du vélo dans notre ville et la fonction de ce mode de déplacement : mode de déplacement, vie quotidienne, loisir, parkings.
Couloirs pour les vélos, poursuite du développement des pistes cyclables, création d’un vélip ?
A pied : création du pédibus sur deux école de la ville en mai 2007. Développement et généralisation aux écoles ? Inciter les gens à se déplacer à pied.
En bus : navettes pour les entreprises qui sont loin des gares RER mais aussi pour les personnes qui sont excentrées.
Comment lier : l’accessibilité aux services et infrastructures avec l’écologie ?
Les aménagements/les espaces publics :
Améliorer le cadre de vie en plaçant des bancs, des bacs à fleurs.
Prise en compte de la question paysagère : création d’un parcours santé, être clair sur la question des lignes à haute tension.
Ville assez étirée marquée par des infrastructures nationale et régionale. La question du franchissement de ces obstacles dans notre ville, se pose. Comment améliorer ces lieux de passages ?
Question du parking à traiter.
Répondre à cette affirmation (qui n’est pas pour autant vraie) que tout ce qui est sur le plateau est beau et le reste de la ville, moins bien.
L’habitat :
Isolation des logements. Cahier des charges pour les nouveaux quartiers.
Nouvelles constructions HQE, réhabilitation de l’ancien.
Information/sensibilisation :
On ne part pas de rien. Beaucoup de choses ont été faites durant le mandat. Il s’agit maintenant de rendre lisible ce qui a été réalisé ainsi que de faire du lien entre les différentes actions.
Cela passe en premier lieu par dire ce qui est en mesure d’être fait ou pas, seul ou avec des partenaires.
Sensibiliser (par des campagnes d’affichage) les habitants et leurs enfants sur un certains nombres de questions ciblées telles que :
- à quoi sert le tri sélectif ?
- utilisation des ampoules basse tension…
Mettre en place un travail avec les écoles, collèges et lycées de la ville sur ces questions.
Les différents services de la mairie doivent être en mesure de répondre à un certain nombre de questions que se pose la population.
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Compte rendu de l'atelier Education Jeunesse du 29/09/2007
1/ Introduction - Le rôle de la Municipalité
Elle doit coordonner l’ensemble des acteurs publics qui prennent en charge à un moment donné la vie de l’enfant avec le souci constant d’assurer la cohérence et la continuité des interventions. Son objectif est de réduire au maximum les inégalités sociales entre les jeunes.
2/ Les besoins des jeunes de Palaiseau
Cinq grands besoins se sont dégagés de la discussion :
a/ Musique/Arts plastiques
Offrir une large palette d’activités qui visent à développer les talents et à assurer l’épanouissement des individus. Faire en sorte que les activités initiées à l’école soient poursuivies à l’extérieur. Mieux intervenir dans le secondaire.
b/ Soutien scolaire
Face aux difficultés récurrentes de certains jeunes, rencontrées au cours de leur scolarité, il y a nécessité d’offrir une véritable aide scolaire. En lien avec l’Eduction nationale, ce soutien doit commencer dès la petite enfance (en maternelle par le développement du vocabulaire des très jeunes enfants) pour se poursuivre jusqu’au collège. Il s’agit d’un véritable soutien scolaire et non d’une aide aux devoirs. La municipalité devrait assurer une véritable coordination entre tous les partenaires (école/parents/associations) pour diagnostiquer l’aide nécessaire à l’enfant et en assurer la continuité (Projet du Contrat Educatif Local). La municipalité pourrait aussi financer deux études spécialement destinées au soutien avec l’accord des familles, assurées par des enseignants et dont les enfants seraient choisis par l’équipe enseignante après étude des difficultés.
La coordination entre les acteurs doit renforcer l’efficacité de l’intervention pour les jeunes.
c/ Valoriser l’environnement scientifique
Tous les jeunes de Palaiseau doivent bénéficier de l’environnement scientifique de la ville. Au-delà de l’intérêt personnel pour les sciences, il y a un véritable enjeu de formation pour l’avenir de l’économie française. Deux pistes sont à travailler :
- Organiser des rencontres régulières entre tous les jeunes de Palaiseau et les entreprises et laboratoires présents sur le territoire de la CAPS. Ce serait l’occasion d’une initiation aux recherches, aux applications et aux métiers scientifiques et attenants. Chaque classe pourrait avoir un projet et un programme de visites.
- En partenariat avec l’Education nationale, tous les établissement scolaires devraient développer leur offre scientifique toujours en lien avec entreprises et laboratoires environnants : options thématiques, heures scientifiques, initiation à la démarche scientifique, expérimentation. Il faut chercher à faire des établissements scolaires de la ville des lieux d’excellences scientifiques qui donneront des atouts majeurs à nos jeunes sur le marché du travail.
d/ Lutte contre l’obésité20% des jeunes en France sont concernés par l’obésité. 1 jeune sur 3 est en surpoids. Le nombre d’enfants obèses augmente de 2% par an. Là aussi, la municipalité doit faire de l’éducation à l’hygiène alimentaire et corporelle un priorité en initiant et en coordonnant les actions des différents acteurs potentiels (familles, écoles, diététiciennes, médecine publique, entreprise Danone…) : formation auprès des familles, projet dans les écoles, gestion des offres alimentaires en cantines et l’école (problème des goûters), exposition, pédibus…
e/ Informatique
La fracture numérique est double :
- une partie de la population n’est pas équipée pour accéder à la toile.
- Dans certaines familles, l’outil informatique et l’utilisation d’internet renforcent la ghettoïsation culturelle et jouent un rôle dans l’échec scolaire.
Il est donc nécessaire de trouver les formes que devraient prendre une formation des jeunes et des parents. En ce sens, l’équipement des écoles doit se poursuivre dans les meilleurs délais malgré son coût élevé. Il faudra réfléchir sur le type d’équipement nécessaire (S’appuyer sur l’expérience de l’école Tailhan).
Pour tous ces domaines, nous devons trouver tous les moyens pour toucher les familles qui en ont le plus besoin et qui n’y accèdent pas à ce jour pour de nombreuses raisons.
Nous devons mieux informer en adaptant nos outils de communication aux différents milieux visés (le rapport à l’écrit n’est pas partout le même, d’où une info qui devrait passer oralement par des personnes relais…). La proximité des offres est essentielle pour permettre à toutes les populations d’y accéder même en cas de carence de transport personnel. Il y a lieu également d’assurer encore une fois la cohérence et la continuité de ce qui est fait par un vrai partenariat entre tous les acteurs.
S’agissant du coût financier, si la municipalité est amenée à développer de nouveaux services, elle doit aussi jouer un rôle de coordinatrice entre familles, institutions et associations pour rendre les dispositifs plus efficaces auprès des jeunes ce qui n’entraîne pas forcément un investissement financier supplémentaire. Toute notre action ne doit pas viser à nous substituer à ce qui existe déjà mais à l’optimiser.
3/ Le point « jeunesse » a fait l’objet d’une plus courte discussion faute de tempsUn premier constat s’impose : malgré de nombreuses initiatives et offres de la municipalité, beaucoup de jeunes de la ville se plaignent qu’il n’y ait pas grand-chose pour eux. Plusieurs offres culturelles sont faites aux jeunes mais sont peu connues, peu utilisées et souvent peu accessibles.
Il y a donc une vraie carence dans la communication entre la mairie et la jeunesse. Les supports de communication choisis doivent être adaptés aux jeunes. C’est une réflexion prioritaire à mener.
Plusieurs propositions ont été faites :
- Aider les jeunes à monter leurs projets, à déterminer leurs besoins et à trouver les ressources sur la ville. Souvent, ils ont des idées mais se découragent ne sachant pas bien comment les mettre en œuvre.
- La ville doit s’engager dans l’accès à la première expérience professionnelle. Constatant que les entreprises hésitent souvent à recruter des jeunes sans référence, la municipalité pourrait jouer un rôle de caution « morale » : les jobs d’été proposés aux jeunes de Palaiseau pourraient faire l’objet d’une rapport professionnel qui valoriserait les jeunes dans leur recherche d’emploi. Une aide à la rédaction de CV doit être proposée. Par ailleurs, la ville ne pouvant pas recruter tous les jeunes de Palaiseau, elle pourrait créer un réseau d’entreprises de la ville et du plateau qui accepteraient d’offrir des emplois tremplins qui seraient autant d’expériences professionnelles à faire valoir par les jeunes dans leur contact avec d’autres entreprises, le tout sous l’autorité de la municipalité.
- Développer le logement pour les jeunes : logement étudiant, foyer jeunes travailleurs et habitats en colocation.
- Développer les lieux de convivialité dans les quartiers.
- Faire un travail d’éducation à la sexualité (avortement/contraception) et lutter contre les discriminations sexistes.
- Aide à la parentalité. Permettre aux familles qui en ont besoin de pouvoir parler des difficultés à éduquer leurs enfants (dans tous ses aspects) et de trouver des réponses. Sans culpabilisation. Réunions de proximité initiées par des personnes relais et de confiance sur le quartier avec l’aide des institutions concernées (santé, éducation, …), publication de courtes brochures…
- Entamer rapidement une vraie réflexion sur la tranche d’âge 11/13 ans dont les comportements ont grandement changé ses dernières années.
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Compte rendu de l'atelier social du 29/09/2007
Logement :
Le PLU répond efficacement à la question, mais il faut que dans la mise en application, on laisse une place assez importante aux logements très sociaux.
Aujourd'hui, quand on ne passe pas par des associations, c'est difficile d'avoir accès au logement. comment la mairie peut elle y remédier ? Peut être avec un interlocuteur unique ?
Lorsque l'on s'adresse aux acteurs sociaux, on est obligé de faire face à une multitudes d'interlocuteurs sans qu'il y ait croisement d'information. Il faudrait redéfinir les rôles de chacun, avec, pourquoi pas, un pilote qui suivrait un cas à la fois.
Par ailleurs, les classes moyennes restent dans les logements sociaux. Il y a un problème a régler avec les bailleurs privés.
Il faudrait institutionnaliser une table ronde de tous les acteurs sociaux liés au logement : département, ville, associations...
Créer le Conseil Local de l'Habitat.
L'état des logements sociaux n'est pas bon ( odeurs dans les escaliers, c'est sale, tagué...). Il y a un manque de syndicat de copropriété ou d'amicale de locataire. On pourrait s'appuyer sur les maisons de quartiers pour aider les gens à recréer du lien social.
Un GUP (gestion urbaine de proximité) pourrait être instaurée à Palaiseau, pour améliorer le lien social en "pied d'immeuble".
Il faudrait que la signalisation de la Maison des Solidarités soit améliorée, et que l'on y instaure une sorte d'accueil unique, pour ainsi éviter qu'une personne en difficulté ne doivent répéter indéfiniment son histoire à beaucoup plus de personnes que nécessaire.Vie associative :
La création d'une "Maison des Associations" a été évoquée. Cela permettrait de nouveaux échanges entre les associations (en ce moment, cela est quasi inexistant) et ainsi d'améliorer la qualité et l'action des associations. La "Maison des Associations" pourrait aussi être un lieu de médiation (style Tempo à Evry).
Il faudrait favoriser des passerelles entre le monde associatif et le privé ou le public (SNL avec les bailleurs, entreprise d'insertion avec le monde économique et etc...)
Par ailleurs, les missions des conseils de quartiers et du centre social ne sont plus claires, il faudrait les redéfinir.
Prévention, Santé, Handicap :
La discussion c'est tournée surtout sur le handicap, la ville a signée la charte sur le handicap, mais la population n'en ressent pas les bienfaits. Il ne faut pas forcément de "service handicap" mais plutôt un "point handicap" dans chaque service et ainsi améliorer la vie des personnes en situation de handicap à tous les niveaux dans la ville.
Crèche :
Il ne faut pas délaisser les personnes qui n'ont pas obtenu de place en crèche. Il faut les accompagner dans leur recherche, qu'ils ne pensent pas que la ville ne les aide pas. Il faudrait créer un relais d'assistante maternelle.
Conclusion :
Il faut arriver à ce que la ville valorise tout ce qui est lien social, accompagnement et etc, sans s'encrer dans l'assistanat pour que les gens puissent accéder à leur droit.
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